Soyez libre de l’idée que vous vous faîtes de vous

Publié par Eléazar sur son blog le 17 février 2012

Regardez-vous en face, yeux fermés, par ce regard adressé à celle ou celui que vous êtes à l’intérieur de vous-même. Puissiez-vous apprendre à ne jamais confondre le but et le moyen, à ne pas juger ce qui est en l’autre et que vous pouvez percevoir car il est aussi en vous. Votre but premier est et restera toujours, à tout égard, en toutes circonstances, envers et contre tous, même dans le refus obstiné; votre but premier, raison même de votre existence, ici ou ailleurs, est et restera toujours de vous parfaire vous-même à l’infini, car rien en ce monde ni ailleurs ne pourra jamais devenir parfait si vous-même n’êtes pas en permanence en train de le devenir. Si cette idée vous semble utopique, c’est parce que c’est ainsi que vous la considérez. Elle deviendra vraie, au moins pour vous le jour où vous la considèrerez comme vraie.

Souvenez-vous que si le mental est trompeur, il n’y a pas plus menteur que le miroir… Votre visage, votre nom, l’espace que vous occupez dans la matière comme la nature éthérée de vos pensées, votre sentiment d’être davantage vous-même que quelqu’un d’autre, tout cela n’est que brume, vent, et poussière. Lorsque le mental et le miroir réfléchissent ensemble, la source du faux-semblant devient un abysse duquel peuvent à tout instant s’échapper toutes les illusions des fausses réalités du monde. Ayez à coeur la quête de la Vérité Absolue, et cette Vérité qui est Dieu lui-même et non quelque chose qui serait « absolument vrai », vous sera donnée, par le don de l’ouverture de l’esprit et du coeur vous faisant prendre conscience que vous n’êtes qu’une enveloppe qui pense, entourant, emprisonnant parfois, le Divin qui médite sur votre libération, et qui espère la sienne en vous… Si vous ne trouvez pas toujours la Force de vous libérer, cherchez alors celle de le libérer de sa geôle en vous, en laquelle vous le cantonnez par votre refus ou votre impossibilité d’admettre que vous êtes lui et qu’il est vous, ou que vous êtes elle et qu’elle est vous. L’Absolu, tant masculin que féminine dans tous ses aspects, n’est que la somme de ce que vous êtes tous, résultats autonomes et libres de son rêve tels qu’il vous aura rêvés!

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